chanteur occitan
chanteur conteur écriveur






provence
verdon
 

la gelada de desembre chanson de DDaumàs


 

 
Le soir du 6 décembre 1851, Céline Monge avait dit à Hyacinthe son mari : "Se partetz, parti emé vos". Le lendemain, dans la colonne des résistants du village, ils marchaient vers la justice et la liberté, se tenant par la main. Le 10 décembre, à Aups sur le cours, ils ont échappé aux balles des tueurs. Ils sont revenus à Baudinard meurtris, désespérés, humiliés. Les gendarmes de Brignoles les ont arrêtés chez eux le 23 janvier 1852. Hyacinthe a été déporté à Sidi-Bel-Abbès. Céline a été emprisonnée à Draguignan puis placée en résidence surveillée.

 

1851 libertat !

spectacle de 1 heure ¼
sur les thèmes de la révolte de 1851
et la lutte universelle pour la liberté

des chansons populaires du XIX° siècle
des chansons contemporaines
en occitan provençal
italien français catalan
des récits en français

Daniel Daumàs chant récit guitare
Gaspard Doussière violon accordéon diatonique
sonorisation assurée par Soleus Pacans

l'organisateur fournit le lieu les sièges l'éclairage
organise la promotion de la manifestation
s'occupe de la billetterie (ou décide que c'est gratuit)

le tout faisant l'objet d'une convention
entre l'organisateur et Soleus Pacans

contact@soleus-pacans.com

 

Degun jamai auriá degut oblidar que fa 160 ans, de Provençaus se leveron còntra lo còp d'estat de Louis-Napoléon Bonaparte dau 2 de desembre de 1851. Degun jamai auriá degut oblidar lei fusilhadas e leis assassinats de z'Aup, dei Meas e de Crèst, leis citoyens arrestats, empresonats, proscrichs. Degun jamai auriá degut oblidar la paur, l'auvari de la separacion, la crenta de la desfacha, la ràbia, lo desespèr de nòstreis avis. Degun jamai auriá degut oblidar lo besonh de libertat que la repression congreiet, l'estacament au païs que l'exilh faguet naisser, ni l'amor que se balheron. E poriam bessai faire nòstre son crid : "Viva la republica democratica e sociala !"

Personne n'aurait dû oublier qu'il y a 160 ans, des Provençaux se sont levés contre le coup d'état de Louis-Napoléon Bonaparte du 2 décembre 1851. Personne n'aurait dû oublier les fusilhades et les assassinats d'Aups, des Mées et de Crest, les arrestations, les emprisonnés, les exilés. Personne n'aurait dû oublier la peur, la déchirure de la séparation, la honte de la défaite, la colère, le désespoir de nos parents. Personne n'aurait dû oublier le besoin de liberté que la répression a fait naître, l'attachement au pays que l'exil a révélé, ni l'amour qu'ils se sont porté. Et nous pourrions peut-être faire nôtre leur cri : "Vive la république démocratique et sociale !"